
Ces dernières semaines, le gouvernement a remis en marche son calendrier libérale de casse des « conquis sociaux » avec la volonté de s’attaquer au 1er mai. Nous dénonçons cette tentative de la droite et de l’extrême droite de « voler » le 1er mai. Cette volonté de faire de cette seule journée chômée et payée pour les salarié.es une journée presque comme les autres est d’abord une insulte à la mémoire et à l’histoire de la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses. Si la préoccupation est le pouvoir d’achat des salarié.es, augmentez les salaires, encadrez les prix des denrées de première nécessité mais ne vous réfugiez pas derrière un pseudo volontariat en disant que les gens veulent travailler le 1er mai. Les travailleurs et les travailleuses veulent plus d’argent et moins de précarité. Le volontariat est un leurre comme le montre le travail du dimanche où de nombreux.ses salarié.es ont cette journée dans leur contrat de travail. Et encore, une fois, on donne l’exemple des petits artisans et commerçants alors que cette mesure privilégiera les grands groupes ! Ce débat aura eu le mérite de montrer une nouvelle fois de quel côté penche l’extrême droite entre les patrons et les travailleurs et les travailleuses puisque soit leurs députés étaient absent.es, soit leurs votes étaient favorables à ces mesures concernant le 1er mai. Si la mobilisation a fait reculer dans un premier temps le gouvernement, il faut rester vigilants et ce 1er mai 2026 sera l’occasion de montrer notre attachement à cette journée, aux valeurs et aux revendications qu’elle met en avant:
- pour nos salaires
- pour la paix
- pour l’égalité
- contre l’extrême droite
- pour la préservation de nos droits et de nos acquis sociaux
- pour préserver une planète habitable
Dans le cadre d’une large intersyndicale, la FSU 89 appelle à se mobiliser le vendredi 1er mai 2026 à Auxerre (10h devant devant la maison des syndicats, 7 rue Max Quentin) ou à Sens (10h30 devant la maison des syndicats, 35 rue de la Pépinière). Dans les deux villes, les organisations syndicales souhaitent organiser un moment convivial à l’issue des manifestations.
Soyons nombreuses et nombreux à montrer notre volonté de préserver cette journée chômée et comme une journée de lutte pour nos droits!
YONNE