Aujourd’hui mardi 17 mars, s’est tenu le groupe de travail sur les postes partagés. La FSU a fait valoir sa connaissance du terrain et les remontées de ses syndiqué.es en intervenant massivement sur de nombreuses situations.
Lors de ces groupes de travail, la FSU interpelle la DSDEN et le rectorat soit en proposant des améliorations, soit en pointant des situations qui posent problème pour les collègues. Enfin, cela permet d’observer concrètement les conséquences des politiques d’austérité et des réformes des gouvernements successifs.
En effet, ce groupe de travail a été l’occasion de défendre notre vision du service public et de dénoncer les éléments suivants :
– L’austérité budgétaire entraînant 20 suppressions de postes dont 17 mesures de cartes scolaires.
– La pérennisation du nombre de postes à compléments de service avec des collègues qui sont sur 2 voire 3 établissements. Nous avons interpellé les services de l’Education Nationale sur les conséquences que cela avait sur la santé des collègues et sur les établissements.
– Nous avons dénoncé les conséquences des réformes successives sur les postes de Technologie, de Lettres Modernes et de Mathématiques, entre autres.
– Nous avons dénoncé les petits compléments de service qui vont avoir du mal à trouver preneur sans dégrader les services des collègues. Ces petits compléments s’expliquent par l’augmentation des heures supplémentaires demandées aux collègues.
– Nous avons interpellé aussi sur l’impact des compléments de service sur les mutations. En effet, de plus en plus de collègues n’osent plus demander de mutations car ils ne veulent pas risquer de se retrouver sur un siège éjectable et de subir une suppression de poste ou d’avoir à faire un complément de service.
Ce travail de terrain et ces interventions sont complémentaires des mobilisations que les établissements font et feront pour revendiquer plus de moyens pour améliorer les conditions de travail des personnels et des élèves.
YONNE