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Un 12 novembre pour défendre l’Education !

mardi 13 novembre 2018, par FSU89

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Malgré le vent et la pluie plus +120 personnes se sont rassemblées devant l’Inspection Académique à Auxerre(photo1) pour dénoncer les suppressions de postes annoncées pour la prochaine rentrée ainsi que les réformes du ministre Blanquer.
Des AG se sont également tenues le matin dans différents établissements du second degré comme au collège Albert Camus(photo2 ci-dessous et tract en bas de l’article).


Dans le second degré

Au niveau national avec près d’un enseignant sur deux en grève dans le second degré ce 12 novembre 2018, c’est un mécontentement profond qui s’exprime.
L’ampleur des attaques contre la Fonction publique et plus particulièrement l’Éducation nationale explique cette forte réaction.
Alors que les personnels sont confrontés à une hausse du nombre d’élèves, que les difficultés du métier ont été mises en évidence à l’occasion de l’agression commise sur une enseignante à Créteil, le gouvernement répond en amplifiant sa politique de suppression de poste pour la rentrée 2019 (- 2 650 postes) et les suivantes.

Si l’on ajoute à cela la faiblesse des rémunérations (moins de 2 000 € par mois après 10 ans de carrière pour un certifié à bac+5), les menaces sur les missions des Psy-EN, l’insuffisance du nombre de personnels de vie scolaire, des conditions de travail très détériorées en collège, des menaces sur l’éducation prioritaire, une réforme des lycées qui met en concurrence les établissements, les disciplines, les personnels et les élèves, trop c’est trop !

Les propos du Ministre de l’Action et des comptes publics enfoncent le clou : renforcement du poids de la précarité dans la Fonction publique, détricotage très défavorable du code des pensions.

Il est grand temps de changer de politique pour maintenir un service public d’éducation respectueux des personnels et qui assure à tous les jeunes une formation et une qualification.

Dans le premier degré

Ce lundi 12 novembre, 25% des enseignants du premier degré sont en grève dans le premier degré pour exiger un autre budget et une autre politique éducative.

Le nombre de postes prévus pour le premier degré (2 325) dans le projet de budget 2019 reste largement insuffisant pour accompagner l’abaissement à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire et poursuivre le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP+ qui nécessitent 5 000 postes selon ses propres estimations.

Pour y faire face, mais aussi pour répondre aux besoins, le ministère devra prélever des postes en maternelle, dans l’école rurale, dans le dispositif « Plus de maîtres » et également dans le second degré. Hors classes dédoublées, les effectifs restent très élevés avec 41,7% des classes comptant 25 élèves et plus.

Le ministre prône le dialogue mais pratique le monologue. Il a beau déclamer la confiance sous toutes ses formes, les enseignants ne vivent que mise au pas et soupçon. De la diffusion des "bonnes pratiques" sur la lecture, à la révision des programmes sans bilans ni débats et à la mise en place de tests neuro-éclairés en CP et CE1, le ministre veut déposséder les enseignants de leur professionnalité.

Il est inacceptable de les voir réduits à un simple rôle d’exécutants et sommés de mettre en pratique des recettes miracles qu’aucun bilan, aucune recherche ni évaluation ne confortent. Privée des moyens nécessaires à son bon fonctionnement et d’une politique éducative ambitieuse, l’école ne pourra pas répondre aux vraies questions qui lui sont posées aujourd’hui : s’attaquer aux inégalités scolaires et permettre la démocratisation de la réussite de tous.

Les enseignants du premier degré, en grève revendiquent un plan d’investissement massif dans l’école et une toute autre politique éducative s’appuyant sur leur expertise. Le ministre se doit de leur répondre.
Tract distribué le matin

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